Les Conseils de Bordeaux IV
Compte Rendu du Conseil d'UFR Droit du 29 Novembre 2011
Voici les différents points qui ont été abordés et qui intéressent les étudiants :
I. Le problème de la notation des ERASMUS
Monsieur Brisson et les différents directeurs de Master II constatent que les étudiants qui sont partis en Erasmus ont souvent des notes très élevées, beaucoup plus élevées que celles qu'ils avaient avant de partir et plus élevées que les moyennes de promo à Bdx IV. Le chargé de mission ERASMUS, le professeur Gaël PIETE expose la situation. On retrouve surtout ce problème dans les pays anglo-saxons.
Cela a pour conséquence une rupture d'égalité entre les étudiants partis en ERASMUS et ceux qui sont restés. De plus, cela aboutit à une déconsidération du système ERASMUS.
Une solution doit donc être trouvée pour pondérer ces notes. Trois propositions:
- Monsieur PIETE propose une pondération des notes à partir des moyennes obtenues dans la promo à BDX IV. Il reconnaît que cette pondération peut être injuste car ceux qui partent en ERASMUS, notamment dans les pays anglo-saxons, sont des étudiants triés sur le volet donc d'un niveau sensiblement supérieur.
- Monsieur DEBOISSY propose une pondération par un système d'équivalence des notes anglaises et françaises. Par exemple, un 70% en angleterre doit valoir 12/20
- Karl (élu Esprit Etudiant) propose une pondération en tenant compte des notes obtenues par les étudiants en L1 et L2 (et L3 s'ils partent en M1) des étudiants pour voir s'il n'y a pas une progression trop brusque. Si en moyenne, les étudiants ont l'habitude d'avoir 12 à Bdx IB et qu'ils se retrouvent avec 14 à l'étranger signifie qu'il y a grosso modo 2 points de trop là -bas. Il faudra donc les soustraire. Ainsi, un étudiant qui d'habitude a 12 en France et se retrouve avec 16 en Angleterre devrait avoir 14 une fois la note pondérée.
Les trois propositions sont prises en compte par le Doyen, un vote est prévu ultérieurement.
II. La réforme de la Licence
1) Remaquettage
Après la compensation, un remaquettage doit être envisagé, avec notamment la mise en place de LV2, la mise en place de coefficients plus élevés pour les matières fondamentales (on a le droit d'aller d'un coef 1 à 5).
Alexandre (élu « indépendant ») soumet la question de la suppression de la note éliminatoire. Monsieur Brisson lui dit que la note plancher n'est pas une note Eliminatoire et qu’il ne sera plus question au conseil d'UFR de sa suppression.
2) Délibérations 1er semestre
Se pose la question du maintien ou non des délibérations au 1er semestre, qui perd de son intérêt à cause de la compensation. Les élus d’Esprit Etudiant se positionnent pour leur maintien, notamment pour que les notes soient affichées (il faut une délibération pour que les notes soient validées) et aussi pour qu'il existe des points jury pour les mentions.
Monsieur Brisson insiste pour dire que dans les bulletins, il faudra, lorsque des points jury compensation seront donnés, que cela figure bien pour montrer que l'étudiant avait par exemple 9,90 de moyenne.
3) Le plan licence
Le semestre rebond perd un peu de son intérêt puisqu'on peut compenser les semestres et avoir espoir de compenser son premier semestre avec les seconds. La directrice des études, Mme Bérangère MELIN-SOUCRAMANIEN, a quand même maintenu le semestre rebond cette année pour voir si cela fonctionne toujours et décidera en fonction du bilan de le maintenir après ou non.
90 étudiants y étaient inscrits l'an dernier sur les 3 sites.
III. La création d'un parcours renforcé
Des étudiants connaissent de nombreuses difficultés en arrivant en première année, et ce sont surtout les STG. L'équipe décanale propre la création d'un parcours renforcé pour ces étudiants, qui consistera en un encadrement supplémentaire (rédaction, méthode). On ne sait pas quel public sera exactement ciblé, les STG normalement, mais il est envisageable de faire un test durant la semaine de prérentrée pour inviter les plus faibles à suivre cet encadrement. Tous les étudiants sont d'accord (le Mét est cependant resté muet, tout comme l'UNEF durant toute la séance), Alexandre (élu « indépendant »), qui est en Capacité de Droit, fait remarquer que de tels encadrement devraient être prévus pour les CAPA. La Capacité mériterait d'ailleurs une refonte assez profonde. Le Doyen est d'accord avec lui. Affaire à suivre.
IV. Formation continue
Cette formation (qui intéresse les adultes qui reprennent les études) étant très coûteuse (jusqu'à 6000€) la Vice-doyenne Valérie Malabat propose que ce public en ait un peu "pour son argent" et qu'on leur accorde un suivi personnalisé, avec des TD de méthodologie notamment.
V. Nomenclature des cours relevant de l'UFR
Au passage à la NUB, tous les enseignants relèveront de l'UFR Droit. Il semblerait que la faculté de droit est sous-dotée en personnels enseignants. Une nomenclature par section (dr. priv., dr. pub., hist. dr.) semble opportun pour savoir quel cours relève de quelle section. Cela pose d'ailleurs la question des enseignants en droit qui enseignent en AES. De quel UFR relèveront-ils ?
Compte Rendu du CEVU du 29 Novembre 2011
Ce Mardi 29 Novembre, se tenait le Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire. Un ordre du jour étendu, mais un point suscitait déjà le débat depuis plusieurs jours, notamment entre les organisations étudiantes.
1. « Limitation des capacités d'accueil » pour la rentrée 2012
Posons le contexte : il y a à l'heure actuelle approximativement 1790 étudiants en L1 Droit, 589 en L1 AES et 740 en L1 Economie. Approximativement, parce que les chiffres dont nous disposions ne se correspondaient pas tous.
Pour une différence de 5 à 10 personnes, ce n'est pas vraiment important dirons nous, mais vue la suite des évènements, il faudra reconsidérer cette affirmation.
En effet, Monsieur Lung (Président de l'Université Bordeaux IV), Monsieur Bordenave (…) et Monsieur Brisson (Doyen de la faculté de Droit), considérant ces chiffres trop élevés, proposent alors d'établir une limite d'acceptation des néo bacheliers à partir de la rentrée prochaine.
Cette proposition ayant été refusée en UFR Eco, elle ne pourra pas concerner les L1 Eco ou AES.
En effet, selon les mots du directeur de l'UFR, M. Blancheton : cette proposition avait trop goût d'ancien régime ! Et nous le comprenons...
La raison de l'apparition soudaine de cette proposition est l'approche de la date butoir du paramétrage du site Admission Post-Bac.
2 paramètres sont modifiables par l'Université :
Orientation Post Bac Active : cela permet au site de générer un commentaire pré enregistré au futur étudiant sur ses chances, sur la base de sa filière (exemple : un Bac Pro en Droit, dont le taux de réussite avoisine les 0%, recevra un commentaire à connotation négative)
Un seuil maximum de capacité d'accueil : concrètement, l'université limiterait alors le nombre maximum de néo bacheliers inscrits en L1 et sélectionnerait les futurs étudiants par tirage au sort, au niveau du vœux post bac auxquels ils correspondent. Ce seuil de néo bacheliers serait de 1100 étudiants.
Prenons un exemple concret pour une meilleure compréhension :
400 étudiants ont choisi la L1 Droit à Bordeaux en 1er voeu post bac
300 en 2nd voeu
300 en 3e voeu
200 en 4e voeu
Sans aller plus loin, nous arrivons déjà à 1200 personnes, ce qui est au-delà de la limite donnée par l'université
Les bacheliers qui auront placé la L1 en 5e voex ou plus ne seront donc pas sélectionnés
En conclusion, un tirage au sort sera effectué sur les 200 bacheliers du 4e voeu, et 100 d'entre eux seront sélectionnés par ce moyen pour atteindre la limite donnée de 1100 étudiants en L1 et néo bacheliers.
Ce système nous paraît complètement aberrant.
En effet, il y avait 1174 étudiants néo bacheliers en L1 cette année. Il ne nous semble pas acceptable que ces 74 étudiants ne puissent pas accéder à la L1 Droit à cause d'une loterie.
Esprit Etudiant, ainsi que les autres organisations étudiantes, sauf le Met, se sont prononcées contre cette mesure, et ont invoqués de nombreuses solutions :
- une meilleure communication auprès notamment des Bac Pro ou Techno, dont les taux de réussite sont extrêmement faibles, afin que ceux-ci ne se dirige pas vers la Licence
- le taux de participation aux examens de Janvier en L1 Droit est d'environ 90%, ce qui montre qu'une telle mesure est déjà annihilée par l'abandon de nombreux étudiants
- une amélioration de l'accompagnement vers la réorientation après l'échec en L1, ce qui permettrait de réduire le nombre de redoublants et donc des effectifs globaux
- notons également la prochaine ouverture d'un DUT Juridique et Judiciaire à l'IUT Bordeaux IV, validée lors de ce même CEVU, qui permettrait d'y orienter les Bac Techno plutôt qu'en Licence
Malgré tout cela, le bilan du vote est sans appel :
8 votes contre
1 abstention
17 votes pour
Cette proposition a donc été validée par le CEVU. Cependant, elle doit également l'être par le Conseil d'Administration de l'Université.
Il va de soi, que nous continuerons à nous opposer à cette proposition qui bafoue les valeurs de l'enseignement public supérieur en France.
2. Refus d'une ouverture de prépa à l'IUFM
Venait ensuite la proposition d'ouverture d'une prépa au concours de professeur des écoles, par l'IUFM. Celle-ci serait ouverte aux étudiants ayant échoué au concours après un M2 à l'IUFM, ainsi qu'aux candidats extérieurs (qui cependant, paieraient plus chers cette formation)
Instable financièrement, tablant sur au moins 10 inscriptions de candidats extérieurs, cela a paru trop faible au CEVU
Vote : 14 Abstentions / 12 votes pour
Pour continuer, ont eu lieu quelques discussions, sur d'abord une enquête du PRES sur les conditions de vie des étudiants, puis sur la future charte du BVE, ainsi que sur une enquête d'insertion des doctorants.
Sans intérêt particulier, l'enquête n'entraînant pas de mesure particulière, la charte est à modifier.
3. Ouverture d'une DUT Juridique et Judiciaire
Puis, comme cité précédemment, a été soumis à l'approbation du CEVU l'ouverture d'un DUT Juridique et Judiciaire à l'IUT Bordeaux IV
Seconde tentative, celle-ci semblait prendre en compte les précédentes critiques, notamment sur l'implication trop faible des professionnels dans la formation
Cette création associera la faculté de Droit de Bordeaux IV, notamment sur le pilotage de la formation ainsi que sur la sélection des candidats. L'objectif n'est pas d'entrer en concurrence avec la faculté de Droit, mais bien d'ouvrir une formation en Droit de qualité aux Bacs Techno.
L'obtention de ce DUT permettrait éventuellement une entrée en L2 de Droit.
Seules 3 abstentions sont venues empêcher la majorité absolue de valider cette proposition.
Pour terminer, le CEVU est une suite de validation de convention, notamment avec le Lycée Brémontier, ou l'Université de Lima, Pérou.
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